La Bonne Nouvelle de la Nouvelle Alliance est une partie essentielle du message de l'Évangile. Paul dit que la confusion dans les idées sur l'ancienne alliance « donne naissance à l'esclavage » (Galates 4:24). Durant bien des années, ces idées sur l'ancienne alliance ont prédominé alors que nous avons été plutôt ignorants de ce qu'elles sont. Cette servitude très répandue est la raison unique pour laquelle tant de jeunes se révoltent contre ce qu'ils pensent être l'Évangile.
En 1738, John Wesley arriva dans une réunion où l'on lisait ce que Luther dit de la justice par la foi. Wesley dit : « Je sentis mon coeur étrangement réchauffé ». Beaucoup de gens qui ont acquis une meilleure compréhension des deux alliances ont témoigné qu'elle apporte une perspective de vie plus heureuse. Ici, nous désirons que la Bible déroule ce précieux message. Que votre coeur soit « étrangement réchauffé » par cette vérité admirable.
La nouvelle alliance est la promesse de Dieu
Longtemps avant que « l'ancienne alliance » n'existe, le Seigneur fit à l'origine, une promesse qui constitue la nouvelle alliance. Cette « Alliance Éternelle » fut établie avant la fondation du monde, et contenait la même promesse que la Nouvelle Alliance. C'est la promesse de Dieu de rendre son peuple « achevé en toute bonne oeuvre pour faire sa volonté... par Jésus-Christ (Hébreux 13:20,21; Genèse 17:7; Apocalypse 13:8). C'est un projet grandiose, car non seulement tous les hommes ont péché, mais ils sont devenus esclave du péché, et centrés sur l'égo si profondément que ses racines pénètrent jusqu'au fond de notre psychisme. La nouvelle alliance est la nouvelle façon dont Dieu résout ce problème et procure la guérison totale.
Les théologiens parlent de l'alliance adamique, de l'alliance de Noé, et de l'alliance abrahamique, mais elles sont toutes la même « Nouvelle » ou « Éternelle Alliance » que Dieu promit, seulement dans différentes circonstances. Point n'est besoin de la confusion due aux définitions artificielles. Le principe et la promesse sont toujours les mêmes - soit ce que Dieu fait pour nous.
Cette alliance ou promesse fut rendue plus distincte et d'une plus grande portée dans ses entretiens avec Abraham. De fait, Dieu lui promit le ciel ! Il donnerait à ses descendants le pays « vers le nord, le sud, l'est et l'ouest ». « Compte les étoiles si tu peux les dénombrer; ainsi seront tes descendants ». En lui, « toutes les familles de la terre seront bénies » (Genèse 12:1-3; 13:14-17; 15:5,6).
Ces promesses stupéfiantes équivalent à une bénédiction totale :
a) les descendants d'Abraham deviendront la plus grande nation du monde;
b) le messie viendra par eux;
c) ils apporteront le bonheur et la prospérité à toutes les familles du monde;
d) le pays de Canaan sera leur possession;
e) bien plus, la promesse inclut le monde entier, ce qui doit signifier la Nouvelle Terre après sa recréation par Dieu (Cf. Romains 4:13);
f) puisque la terre doit être une « possession éternelle », l'alliance doit inclure aussi la vie éternelle (Jean 3:16);
g) de plus, puisque seule la justice peut demeurer sur cette nouvelle terre (2 Pierre 3:13), la promesse de la Nouvelle Alliance inclut le fait de rendre justes tous ceux qui croient;
h) l'accompte de cette incroyable bénédiction serait une naissance miraculeuse (Genèse 17:1-8,21; 18:14; Romains 4:11) permettant à la femme stérile et agée d'Abraham, Sarah, d'avoir un fils dont le nom doit être Isaac (rire);
i) le Sauveur du monde ne doit pas venir par Ismaël, qui est un symbole d'un programme d'oeuvres du genre « fais-le toi-même », de l'ancienne alliance, mais
j) Christ viendra par la descendance d'Isaac, et ceci démontrera pour toujours que les vrais descendants d'Abraham sont seulement ceux qui ont sa foi.
Quelles promesses Dieu demanda-t-il à Abraham de faire en retour? Si on lit avec soin, on verra que la réponse est - aucune ! La promesse de la Nouvelle Alliance a une seule face. Dieu fait toutes les promesses. Il ne vous demande pas de lui faire des promesses, car il sait que nous ne pouvons pas les tenir. Mais Dieu s'attendait-il à ce qu'Abraham ne fasse rien ? Quel était son rôle dans l'affaire ? La réponse est stupéfiante, et elle gêne bien des gens : son seul rôle est de croire. « Il crut dans le Seigneur, et Dieu lui compta comme justice » (Genèse 15:5,6). Pour être sincère, on doit reconnaître que tout ce que Dieu a jamais demandé à quiconque, c'est ce qu'il demande à Abraham : la foi.
Ceci ne signifie pas qu'il n’attendait pas l'obéissance, ni que les oeuvres bonnes n'étaient pas importantes. Dieu enseignait à Abraham le principe de la justice par la foi. Une fois qu'Abraham aurait appris à croire, la véritable obéissance s'ensuivrait aussi sûrement que le fruit vient après la fleur. Et cela arriva, car Dieu dit plus tard : « j'ai connu qu'il... accomplissait le droit et la justice » (Genèse 18:10).
Les Juifs de jadis ne comprirent pas la Nouvelle Alliance, car la circoncision devint pour eux le symbole de leur programme d'obéissance et d'oeuvres selon la devise « fais-le toi-même ». Mais Paul pénètre au coeur du problème : la foi d'Abraham « lui fut imputée à justice » (Romains 4:3).
C'est lumineux ! C'est ainsi que Paul prouva que la justification vient de la foi seule. Six fois dans ce chapitre 4, on lit qu'Abraham est « notre père », l'ancêtre spirituel de tous ceux qui manifestent la foi, Juifs ou Gentils. Mais Paul ne supprime pas l'obéissance, car ce mot « justice » signifie la véritable justification. Ce mot implique qu'on redresse ce qui était tordu, qu'on est rendu juste, et qu'on apprend la vraie obéissance. Une telle obéissance devient possible uniquement par la foi, mais la Bonne Nouvelle est qu'elle est non seulement possible, mais certaine si comme Abraham nous voulons croire à la magnifique Promesse de Dieu.
L’alliance de Dieu est la même que sa promesse unique
La vérité des deux alliances révèle un jardin magnifique où certains voient juste un désert stérile :
L'Alliance et la promesse de Dieu sont une seule et même chose... les alliances de Dieu avec les hommes ne peuvent rien être d'autre que des promesses.
Après le déluge, Dieu fit une alliance avec toutes les bêtes de la terre, et avec tous les oiseaux; mais les bêtes et les oiseaux ne promirent rien en retour. Genèse 9:9-16. Ils reçurent simplement cette faveur de la main de Dieu. C'est tout ce que nous pouvons faire - recevoir. Dieu nous promet tout ce dont nous avons besoin, et plus que ce que nous pouvons demander ou penser, comme un don. Nous nous donnons à lui, et ce n'est rien. Il se donne à nous, et c'est tout. Ce qui crée le problème, c'est que même quand on veut bien reconnaître le Seigneur, on veut faire des marchés avec lui. On veut que ce soit une affaire « mutuelle », à égalité - une transaction où l'on peut se considérer de pair avec Dieu...
L'Évangile était aussi total et complet du temps d'Abraham qu'il l'a toujours été ou qu'il sera toujours. Aucune addition, ni changement dans ses dispositions ou conditions ne pouvaient exister après le serment de Dieu à Abraham. Rien ne peut être retiré de ce que l'Alliance contenait au début, et rien de plus que ce qui fut exigé d'Abraham ne pourra jamais être exigé de quiconque (E. J. Waggoner, « La Bonne Nouvelle dans l'Épître aux Galates, p. 64-66).
Pourrait-il y avoir quelque chose de plus difficile que de faire revivre des morts ? Mais c'est en cela que Christ est spécialisé, lui qui nous promet la Nouvelle Alliance. Il « donne la vie aux morts, et appelle les choses qui n'existent pas comme si elles existaient » (Romains 4:13,14, 16-18). Bref, il considère déjà en votre faveur comme une réalité les bénédictions que vous n'avez même pas encore commencé à voir. Quand nous apprendrons à croire à sa Bonne Nouvelle, nous aussi nous allons « appeler les choses qui n'existent pas comme si elles étaient », car la Bible déclare que ces bénédictions apparemment impossibles existeront. Pouvez-vous commencer à voir combien la nouvelle alliance est l'antidote parfait de la dépression ?
Comment l'ancienne alliance est-elle intervenue ?
Quand Dieu fit sortir Israël de l'esclavage d'Égypte, il voulut lui faire saisir que son Alliance était la même que celle qu'il avait faite bien avant avec leur ancêtre Abraham :
Vous avez vu ce que j'ai fait à l'Égypte, et comment je vous ai porté sur des ailes d'aigle, et amenés vers moi. Maintenant donc, si en fait vous obéissez à ma voix et gardez mon alliance, vous serez pour moi un trésor spécial au-dessus de tous les peuples, car toute la terre est à moi, et vous serez pour moi un royaume de prêtres et une nation sainte (Exode 19:3,4).
Le mot hébreu pour « obéir » signifie « écouter ». Tout parent sait que l'obéissance est plus facile pour l'enfant s'il veut écouter. Puisque l'Alliance de Dieu est toujours sa Promesse, « garder mon alliance » signifie chérir et apprécier la promesse qu'il fait à leur ancêtre Abraham. Le mot hébreu ici traduit par « garder » est shamar appliqué à Adam qui devait « cultiver et garder » le jardin d'Éden. (Genèse 2:15). Adam chérissait ou attachait du prix au jardin. Dieu demandait à Israël au Sinaï de chérir ou d'apprécier la promesse faite à son ancêtre Abraham.
Autrement dit, si Israël du Sinaï voulait croire le Seigneur comme Abraham le fit, il deviendrait un « royaume de prêtres et une nation sainte », la plus grande de la terre. Il ne connaîtrait jamais l'échec ni la défaite. Le monde entier se frayerait un chemin jusqu'à lui pour connaître la justice par la foi qui résout tous les problèmes humains. S'il voulait simplement garder l'alliance de Dieu, garder la foi et croire à la promesse de Dieu, il serait « un trésor particulier » pour Dieu (Waggoner, La Bonne Nouvelle dans l'Épître aux Galates p. 89-90).
« Porter... sur des ailes d'aigle », c'est le sens du mot latin d'où nous tirons notre mot « secours ». On lit dans la version King James que Christ « peut secourir ceux qui sont tentés » (Hébreux 2:18). La délivrance hors d'Égypte fut conçue pour enseigner cette même vérité de la Nouvelle Alliance - à savoir que Dieu nous sauve comme la maman aigle sauve ses petits. Israël ne fit rien pour « fabriquer » cette délivrance, sauf de laisser Dieu le faire pour lui, comme l'aiglon laisse sa mère le secourir. Mais Israël ne comprit pas la leçon. Il voulait un programme d'oeuvre.
Obsédé par le légalisme, il permit à l'incrédulité d'aveugler son âme, de sorte qu'il ne put pas apprécier la grâce de Dieu comme Abraham le fit. Sa réponse ne fut pas comme la sienne, à savoir de croire d'un cœur contrit. Mais il promit solennellement d'être juste et d'obéir. « Alors tout le peuple répondit, et dit : « nous ferons tout ce que le Seigneur a dit » (Exode 19:8). C'était l'ancienne alliance. C'était la promesse du peuple :
Ces deux alliances existent aujourd'hui. Les deux alliances ne sont pas une question de temps, mais de circonstances. Que personne ne se flatte du fait qu'il ne peut pas être soumis à l'ancienne alliance, en pensant qu'elle n'est plus actuelle. Son époque est passé seulement en ce sens que l'époque passée de notre vie peut être suffisante pour nous « d'avoir accompli la volonté des païens, quand nous vivions dans la lasciveté, les convoitises, les excès du vin, les orgies, les festins, et d'abominables idolâtries » (La Bonne Nouvelle dans l'Épître aux Galates p. 91).
Cette promesse de tout le peuple nécessita un détour au désert en raison de son incrédulité. Si le peuple ne voulait pas marcher au même pas que Dieu, celui-ci devait alors s'humilier pour marcher au même pas qu'Israël. Dieu devait rectifier l'ancienne alliance du peuple pour lui montrer la futilité de sa confiance an lui-même, et en son légalisme. Paul dit que la « loi... fut ajoutée à cause des transgressions » (Galates 3:19). Le mot « ajoutée » signifie « accent mis sur elle » ou « prononcée » :
La loi fut donnée pour montrer à Israël qu'il n'avait pas de foi, et n'était donc pas le vrai fils d'Abraham, et risquait en conséquence de perdre l'héritage. Dieu aurait placé sa loi dans son coeur, de même qu'il la mit dans celui d'Abraham, s'il avait cru comme lui. Mais quand Israël ne crut pas, et que pourtant il dit qu'il était héritier de la promesse, il fut nécessaire de lui montrer de la façon la plus nette que son incrédulité était un péché... il avait le même esprit que ses descendants qui demandaient : « que devons-nous faire pour accomplir l'oeuvre de Dieu ? » (Jean 6:28). À moins de voir son péché, il ne pouvait pas se prévaloir de la promesse. D'où la nécessité d'énoncer la loi (La Bonne Nouvelle dans l'Épître aux Galates p. 67).
Alors intervinrent les terreurs du Mont Sinaï, qui furent inutiles pour Abraham. Puisque le peuple avait alors établi l'ancienne alliance en faisant sa promesse arrogante, Dieu fut obligé de lui donner sa loi par une méthode différente (Exode 19:16-18; 20:1-20). Il n'eut pas besoin d'effrayer Abraham par le tonnerre, les éclairs, et le tremblement de terre, car il écrivit sa sainte loi dans son cœur croyant. L'ancienne alliance dépend de la peur comme motivation pour produire « les oeuvres de la loi », car la motivation de la foi n'a pas encore été comprise.
Par exemple, s'abstenir de sexualité illicite à cause de la peur du SIDA, ou de la honte, c'est du légalisme de l'ancienne alliance. Garder le Sabbat à cause de la peur d'être perdu, c'est aussi du légalisme. Il est bon de s'abstenir de sexualité illicite, et il est bon de garder le Sabbat, mais la motivation qui est vraiment efficace est procurée seulement par la grâce de Dieu dans la Nouvelle Alliance.
La Nouvelle Alliance est la religion du coeur, une inexprimable gratitude, et un respect mêlé de terreur imposés par la grâce. Dieu nous le promet en disant : « je mettrai mes lois dans leur esprit et je les écrirai dans leur coeur » (Cf. Hébreux 8:8-12). Ceci représente beaucoup plus que de se rappeler des versets. C'est une affaire d'amour avec la vérité.
Comment Dieu écrit-il sa loi dans les coeurs ? Il est aisé de répondre facilement, « par le Saint-Esprit ». Mais comment le fait-il ? En captivant les affections de l'âme. Il y a longtemps, on appelait souvent cela « l'œuvre dans le coeur ». Le coeur ennemi de Dieu est réconcilié avec lui par ce « sang de la croix ». Quand « l'amour de Christ nous pousse », nous devenons de nouvelles créatures (2 Corinthiens 5:14-21). Le coeur froid et dur reçu à la naissance fond; un nouvel esprit remplit le coeur; nous apprenons à haïr les péchés qu'autrefois nous aimions, et nous aimons l'harmonie et la réconciliation avec le Sauveur.
Avec la nouvelle alliance, les dix commandements deviennent dix promesses glorieuses. Par exemple, dit le Seigneur, si vous croyez que « je suis le Seigneur votre Dieu qui vous ai fait sortir du pays d'Égypte, de la maison de servitude », une gratitude inexprimable vous motivera. Alors vous ne tomberez jamais dans l'adultère, ni le meurtre, ni le vol, ni aucun autre péché. Le fait d'apprécier cette croix, purifie ces motivations cachées au péché et l'égoïsme qui ont des racines si profondes. Voici comment là nouvelle alliance porte du fruit.
Le fruit ne peut pas être les froides « œuvres de la loi », qui sont motivées par la peur; ce fruit est un dévouement désintéressé à Christ qui seul constitue la véritable obéissance. « Agapè est l'accomplissement de la loi » (Romains 13:10).
Les préceptes de Dieu sont des promesses; ils doivent nécessairement être tels, parce qu'il sait que nous n'avons pas de puissance. Tout ce que Dieu exige est ce qu'il donne. Quand il dit, « tu ne feras pas cela », nous pouvons tenir cela comme sa promesse que si seulement nous le croyons, il nous préservera du péché au sujet duquel il nous avertit (La Bonne Nouvelle dans l'Épître aux Galates p. 69-70).
La servitude ordinaire mais terrible de l'ancienne alliance
Faire les promesses de l'ancienne alliance à Dieu « donne naissance à la servitude » dit Paul. C'est une chose terrible de traîner de jeunes chrétiens confiants dans cette servitude spirituelle. Mais c'est ce qui arrive quand nous les conduisons à faire ces vaines promesses à Dieu.
Par exemple, les enfants et les jeunes sont conduits à promettre de garder les dix commandements « chaque jour », et de ne jamais aller où ils disent de ne pas aller. Vite, ils l'oublient lorsqu'ils sont attirés à faire une faute. Ils réalisent qu'ils n'ont pas tenu leur promesse, et leurs échecs les éloignent de la grâce de Dieu. N'ayant pas tenu leur promesse, ils ont l'impression qu'ils ne sont pas justes. Ils pensent qu'ils ne peuvent pas se fier à leur sincérité, et concluent qu'ils n'ont pas été « choisis » pour le salut. Le problème est que Dieu ne leur a jamais demandé de faire une promesse en premier lieu.
Certains peuvent échapper à la servitude de l'ancienne alliance et trouver la liberté de la Nouvelle Alliance, mais beaucoup d'autres tombent et ne se relèvent jamais.
Il est non seulement inutiles, mais nuisible d'amener les enfants à promettre à Dieu qu'ils garderont les dix commandements, qu'ils n'iront jamais où ils ne doivent pas, et qu'ils obéiront pour toujours. Non pas qu'il soit mal d'obéir. Le problème est que l'ancienne alliance n'est pas le moyen pour obéir. Par exemple, il est bien connu qu'il est inutile d'amener un fumeur à promettre de ne plus fumer, ni un buveur à promettre de ne plus boire. Le vrai secret, c'est de faire le bon choix ce qui est possible seulement par la grâce.
Il reste toujours des « influences » mortelles des idées de l'ancienne alliance qui s'infiltrent dans les lectures chrétiennes pour les enfants et les jeunes, et la servitude ainsi proposée est une raison de décourager les âmes. Un auteur très avisé dévoile la raison fondamentale pour laquelle l'ancienne alliance amène à la servitude spirituelle :
Vous êtes faibles en force morale, esclaves du doute, et les habitudes de votre vie de péché vous dominent. Vos promesses et vos résolutions sont comme des cordes de sables. Vous ne pouvez pas maîtriser vos pensées, vos impulsions, vos affections. La connaissance de vos promesses non tenues et de vos engagements suivis d'échecs, affaiblit votre confiance en votre propre sincérité, et vous fait ressentir que Dieu ne peut pas vous accepter (c'est ce que Paul veut dire quand il dit que l'ancienne alliance « fait naître la servitude ». Ce que vous avez besoin de comprendre, c'est la vraie force de la volonté... Tout dépend de la mise en action convenable de la volonté... Vous ne pouvez changer votre coeur, vous ne pouvez pas, de vous-même, donner à Dieu vos affections; mais vous pouvez choisir de le servir. Ainsi, votre être tout entier sera placé sous le contrôle de l'Esprit de Christ; vos affections seront fondées en lui, vos pensées seront en harmonie avec lui (Ellen White « Le meilleur chemin »).
Même certains de nos chants si appréciés, sont pénétrés des idées de l'ancienne alliance qui « font naître la servitude ». Le résultat est souvent subconscient. Des chrétiens sincères sont inconsciemment asservis par les ténèbres et la dépression absorbées au moyen de chants évangéliques qui transmettent des messages « sous la loi » ou orientés vers le moi.
La forte puissance du Saint-Esprit
Notre Sauveur apporte la promesse de sa nouvelle alliance grâce au ministère du Saint-Esprit. Le pape de Rome prétend être le Vicaire de Christ, son représentant en prenant sa place depuis que Christ est monté au ciel. Si cela était vrai, ce serait une mauvaise nouvelle, car le pape ne peut rien faire pour nous secourir en matière de salut à l'égard du péché. Il est trop loin et trop occupé par trop de problèmes.
Jésus a dit que son vrai Vicaire sur terre est le Saint-Esprit. C'est la Bonne Nouvelle, car il peut nous aider même plus que Jésus s'il était ici en personne. En fait, il s'appelle l'Esprit de Christ, le Représentant de Christ, dépouillé des limitations physiques, mais agissant à sa place.
Les trois Personnes de la Divinité sont un seul Dieu. C'est pourquoi Jésus a dit que quand le Saint-Esprit viendrait, lui Jésus viendrait, non personnellement comme quand il reviendra sur les nuées, mais dans l'Esprit.
Comme on l'a vu déjà, Jésus est plus proche de nous que la doctrine populaire ne l'admet; de même le Saint-Esprit est plus proche de nous que nous ne l'avons pensé. Il est notre ami, comme Jésus. Il est à notre côté, s'efforçant de nous tenir prêts à entrer au ciel, et non pas cherchant à nous en écarter.
Jésus présente le Saint-Esprit en lui donnant un nom spécial - « un autre Consolateur » (Jean 14:16-18,26). Il est « un autre parakletos », soit un Remplaçant pour lui-même. Il est envoyé « en mon nom ». Le mot grec signifie « celui qui est appelé à venir s'asseoir à côté de vous pour toujours » (para, comme dans parallèle - deux voies ferrées sont parallèles et restent toujours ensemble; et kletos, celui qui est appelé). Il ne nous quittera jamais, bien que nous puissions le peiner et le rejeter, si nous le voulons. Nous sommes plus proches de Christ aujourd'hui grâce à l'Esprit, que les douze, il y a deux mille ans, quand ils marchaient et parlaient avec Christ personnellement.
Le Saint-Esprit est aussi un Maître Professeur et un Stimulateur de notre mémoire, car Jésus dit qu'« il vous enseignera toutes choses, et vous fera vous rappeler tout ce que je vous ai dit » (Jean 14:26).
Pourquoi Jésus dut-il partir personnellement ? « Il vous est avantageux que je m'en aille; car si je ne m'en vais pas, le Consolateur ne viendra pas à vous, mais si je m'en vais, je vous l'enverrai » (Jean 16:7-11). S'il était resté ici personnellement ou physiquement, il aurait été notre Pape (je le dis avec respect), mais limité par la nature physique. Vous, ni moi, ne pourrions être reçus par Lui sans passer par ses secrétaires, et sans attendre des mois ou des années, pour quelques minutes précieuses avec lui. Bien des milliards de gens ne pourraient jamais être reçus par lui.
Mais grâce au Saint-Esprit, nous tous avons un accès sans limite à Christ, comme si nous étions tous le seul être sur terre. Le Saint-Esprit est Dieu l'Esprit, Christ l'Esprit, partout en même temps. Il a à s'occuper de cinq milliards de gens, mais il est infini. Ainsi, il accorde une attention totale à chacun de nous. Il sait même quand un moineau tombe. Tenez-vous dans la lumière vive du soleil; vous ne pourriez en recevoir davantage si vous étiez la seule personne au monde. La Bonne Nouvelle de l'oeuvre du Saint-Esprit dans la Nouvelle Alliance brille avec éclat. Quand on comprend combien est bonne la Bonne Nouvelle, on découvre qu'il est facile d'être sauvé, et qu'il est difficile d'être perdu. Sous le règne de la grâce, il est aussi facile de faire ce qui est juste, que sous le règne du péché, il est facile de faire ce qui est injuste. Il doit en être ainsi; car s'il n'y a pas plus de puissance dans la grâce que dans le péché, alors il ne peut pas y avoir de salut à l'égard du péché.
Que personne ne tente jamais de servir Dieu avec rien de moins que la puissance vivante et présente de Dieu qui fait de lui une nouvelle créature. Alors le service de Dieu se fera vraiment « en nouveauté de vie »; alors on verra que son joug est « facile » et son fardeau « léger ». Son service s'accompagnera d'une « joie inexprimable et pleine de gloire » (Voir Matthieu 11:28-30; Romains 5:20,21; 6:4; 2 Corinthiens 5:l7; 1 Pierre 1:8).
La grâce illimitée est donnée à tous, apportant le salut dans une mesure totale. Si quelqu'un ne possède pas cette bénédiction, pourquoi en est-il ainsi ? En fait, cela peut être simplement parce qu'il ne peut pas saisir ce qui lui est donné. Le problème est celui de l'incrédulité.
Quand nous connaissons la parole de Dieu, nous devons lui ouvrir notre coeur, afin qu'elle puisse accomplir la volonté de Dieu en nous. Cette parole doit agir, et nous devons la laisser faire. « Que la parole de Christ demeure en vous richement en toute sagesse », dit Paul (Colossiens 3:16). Peut-être nous ne l'avons jamais compris auparavant, mais la Bonne Nouvelle déclare qu'il est réellement difficile d'être perdu. Christ dit spécifiquement que son « joug est facile » et résister à sa grâce est « difficile » (Matthieu 11:28-30; Actes 26:14).
La Bonne Nouvelle à la dernière page
Apocalypse 22:17 présente l'invitation finale, « l'Esprit et l'épouse disent, viens ». L'Esprit fait appel aux gens qui d'après nous, sont sans espoir, et l'église qui doit être l'Épouse de Christ doit être en sympathie parfaite avec lui dans son intérêt pour eux. Beaucoup plus que nous ne le supposons, répondront. Le peuple de Dieu sincère et honnête est encore dans les ténèbres du monde. Il prendra la place de ceux qui quitteront Christ dans la dernière grande crise, qui ont longtemps fait profession de l'Évangile, mais qui l'ont rejeté, au fond de leur coeur, car ils ont refusé cette sorte de dévouement à Christ accompagné de la crucifixion du moi que la croix exige.
Les anges et le Saint-Esprit coopèrent encore pour retenir l'explosion finale de luttes et de fléaux, symbolisée par la libération des « quatre vents » (Apocalypse 7:1-4). Vous ne pouvez pas conduire en sûreté sur une route, sauf si le Saint-Esprit empêche quelque fou de la boisson ou de la drogue, d'entrer en collision avec vous. Le monde entier serait plongé dans la destruction si le Saint-Esprit n'empêchait pas le mal qui est sur le point de se déchaîner.
Mais le Saint-Esprit se retire du monde, non parce qu'il veut partir, mais parce que l'humanité le repousse continuellement. « Aujourd'hui si vous entendez sa voix n'endurcissez pas votre coeur » (Hébreux 3:7,8). Le péché final contre lui, et qui est pardonnable, est cette décision de rejeter sa supplication quand il dit : « Voici le chemin, marchez-y ». Si nous le rejetons quand il nous convainc de péché, et nous rappelle la vérité, alors nous l'attristons et le forçons à partir pour toujours. Tous rapidement, nous faisons face à un choix définitif : parcourir tout le chemin avec le Saint-Esprit et être scellé pour le retour du Seigneur, ou bien faire le dernier choix pour le rejeter.
Une seule chose est vraiment difficile pour nous - c'est de croire à quel point la Bonne Nouvelle est bonne. Notre lutte constante consiste à « combattre le bon combat de la foi » (1 Timothée 6:12). L'humanité est tellement retenue captive de l'incrédulité, que rien ne peut briser ces chaînes, sauf la vérité de la croix de Christ et la réalité totale du ministère continuel du Saint-Esprit. Il est toujours le Représentant du grand Souverain Sacrificateur qui est en train de purifier le sanctuaire céleste.
Sa Bonne Nouvelle est puissante. Cessez de lui résister. Laissez-le vous conduire tout le long du chemin jusqu'à la demeure céleste.